Kobo : 1 an plus tard

Il y a six mois, je faisais avec vous le bilan après 6 mois d’utilisation de ma liseuse. Globalement, même si j’étais excitée par la nouveauté et par la découverte de ce nouvel objet, le résultat n’était pas très glorieux et je n’avais utilisé ma liseuse qu’à titre exceptionnel. Enfin, j’étais quand même décidée à dompter la bête puisque je décidais, à peu près au même moment, de lire en 2016 au moins 12 livres sur ma kobo. Nous sommes maintenant à la moitié de l’année et cela fait déjà un an que j’ai ma liseuse : il est temps de mettre les choses au clair !

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Un bilan mitigé

Evidemment, la liseuse électronique nous permet de gagner énormément en confort, en espace et en poids. C’est également très pratique (et tentant) d’avoir à disposition un nombre incommensurable de livres, juste à portée de clic. En revanche, j’étais très surprise au début de constater que lire sur tablette n’avait pas du tout la même signification pour moi que lire sur du papier : lire en numérique était pour moi associé au travail, j’avais donc tendance à lire en diagonale, un peu à la va-vite et sans vraiment me concentrer. Il a donc fallu que j’habitue en quelque sorte mon cerveau au fait que je n’étais pas en train de travailler mais de me détendre.

Passer du papier à la tablette et prendre l’habitude de lire un livre numérique n’est toujours pas non plus la chose la plus naturelle du monde. Après un an, force est de constater que je n’ai pas le réflexe d’utiliser ma kobo et qu’il peut lui arriver de traîner dans son étui pendant pas mal de temps. Il semblerait d’ailleurs que je ne sois pas la seule à qui cela arrive : “J’ai eu une liseuse à Noël dernier. Je voulais essayer, et j’étais persuadée que j’allais adhérer de suite. Au final, je ne suis même pas sure d’avoir lu 5 e-books…. Il faudrait que je songe à lui laisser une nouvelle chance” raconte Cindy de l’instagram @cahiersdebrouillon ; “J’avais une première liseuse avec laquelle j’ai lu 3 livres en 3 ans.” enchaîne Jessica @au_bordel_culturel.

De même, j’ai continué à acheter pas mal de livres, donc à les accumuler, et je m’en mordrai sûrement les doigts ce week-end pendant mon déménagement. Non, acquérir une liseuse ne m’a donc pas du tout permis de réduire ma consommation de livres papier. Enfin, il faut également parler du prix des ebooks qui m’a freinée plus d’une fois. Comme Jessica d’ailleurs : “La liseuse est un bon complètement du livre papier mais je ne parviens pas à me faire à l’idée d’acheter un livre numérique… Si je dépense quelque chose, c’est pour avoir un “vrai” livre entre les mains. J’ai uniquement fait une exception durant l’opé Bragelonne qui proposait des livres à 0,99€…”

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L’envie de me l’approprier

Et l’opération Bragelonne, parlons-en ! Pour la première fois, j’ai pu profiter de la #GrosseOP et m’offrir quelques titres pour 1€. J’avoue que cet opération m’a donné envie de remettre la main dessus, et me donnera l’occasion de l’utiliser pour découvrir ces titres que je n’aurais sûrement pas lus sans cela. Si je n’ai pas le réflexe de lire sur liseuse, j’ai donc au moins celui de charger des livres dessus. J’ai ainsi pu me créer récemment quelques petites collections de bibliothèques qui me donnent envie de mettre en marche ma kobo : en plus d’y trouver une collection de classiques, j’y ai aussi quelques titres de la rentrée littéraire et ceux du club de lecture d’Emma Watson, Our Shared Shelf.

Et je dois avoir que lire sur liseuse s’avère très, très, très pratique quand il s’agit de lire en anglais ! Je trouve les livres en un clin d’oeil et je les ai, la plupart du temps, pour un prix assez intéressant. Charlotte (c_harris87) profite quant à elle de la liseuse pour lire en espagnol : “Pour moi c’est facile: quand je veux lire en français, je lis en papier, quand je veux lire en espagnol, normalement je ne trouve pas les livres que je veux a Paris, alors je le lis dans ma liseuse”. Très franchement, je trouve la solution de la liseuse assez magique quand il s’agit de lire dans une langue étrangère !

Bref, si l’animal ne se laisse pas facilement apprivoiser, je commence finalement à cerner la bête et j’ai de plus en plus envie de l’utiliser ! Je sens que je suis sur la bonne voie 🙂

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Les défis de cette deuxième année

D’ici la fin de l’année, je vais quand même devoir faire attention à quelques petits détails. Le premier, ça va être de faire attention à ne pas trop faire grossir ma pal et à bien gérer ma pile de livres papiers et celle qui s’accumule dans ma liseuse -et ce n’est pas gagné, avec des opérations comme la Grosse OP ! Laetitia le dit elle-même : “je lis en parallèle des livres papiers. Ma PAL n’arrête pas de grandir :)”. Pour essayer de ne pas trop accumuler de livres inutilement, je comptabilise aussi mes livres numériques dans ma pile à lire. Je crois que c’est un choix que tout le monde ne fait pas, mais je préfère le faire : je sais que je collectionnerais bien trop les ebooks sinon.

J’espère quand même continuer à lire régulièrement sur liseuse : même si ce n’est qu’un livre par mois, cela me semble déjà très bien. Souvenez-vous, après six mois, je n’avais lu que trois livres sur ma liseuse… Après un an, j’en compte maintenant 9 à mon compteur, soit 54,4 heures lues (et 26% de ma bibliothèque). J’ai donc lu 6 livres en 6 mois, et d’autres lectures sont en route. Ce n’est pas exceptionnel, mais j’aime le voir comme une progression encourageante !

Il s’agit maintenant de trouver une nouvelle routine, et de trouver la façon dont j’arriverai à combiner la lecture numérique et les livres français, peut-être comme @mushumarine : “J’ai une liseuse et je l’utilise autant que les livres papier, elle me permet de n’acheter que les livres qui me plaisent énormément et c’est pratique pour les voyages et les transports car je charge beaucoup moins ma valise ou mon sac !” Et si c’était ça, l’équilibre parfait ?

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Et vous, avez-vous une liseuse ? Avez-vous réussi à vous l’approprier après seulement un an ou vous a-t-il fallu plus de temps ?

J’espère que cet article vous a plu, n’hésitez pas à partager votre expérience en commentaire, je serais ravie de vous lire 🙂 Merci à toutes celles qui ont répondu à mes questions sous ma photo instagram et qui ont contribué à enrichir cet article !

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15 commentaires sur “Kobo : 1 an plus tard

  1. Moi on m’a offert une liseuse (une kobo aussi) alors que cela ne me tentait pas et en fait je l’ai adoptée. C’est une utilisation complémentaire des livres papiers pour moi. Sur ma liseuse je télécharge les classiques libres de droits et je suis inscrite à une bibliothèque qui permet d’emprunter des livres numériques. C’est super, car ils ont toutes les nouveautés. Je suis aussi fan du confort de lecture. Le fait de pouvoir changer la police, l’interligne, la taille, c’est vraiment super. Je peux lire plus longtemps sur ma liseuse que sur un livre papier (après c’est peut-être parce que je suis super myope 🙂 ). Après je ne suis pas une lectrice qui accumule les livres et voue un culte à l’objet: à part quelques uns qui me tiennent à cœur, j’achète souvent des livres d’occasion, car c’est vraiment pas cher et parce le fait qu’ils aient appartenu à quelqu’un d’autre avant moi ça me plait!

    1. Je te comprends, j’aime bien les livres papiers aussi mais je ne pense pas leur vouer un culte : j’achète aussi régulièrement des livres d’occasion et j’aime bien emprunter ! Par contre je n’ai jamais emprunté de livre numérique, je ne sais pas du tout comment ça peut se passer… Je serais bien curieuse d’essayer, je verrai si ma bibliothèque le propose la prochaine fois !

  2. J’ai une liseuse depuis des années et j’ai tout de suite adhéré tout en continuant à acheter pas mal de livres papier et surtout à en emprunter à la bibliothèque.
    Et c’est vrai que pour la lecture en VO, c’est top notamment avec le dictionnaire intégré.
    Par contre, comme toi, j’ai du mal à acheter un ebook et me contente souvent des livres libres de droit ou de ceux que ma bibliothèque municipale permet d’emprunter.

    1. C’est vrai que le dictionnaire est hyper pratique 🙂 Même en français d’ailleurs, c’est parfois utile ! Je te comprends, la première chose que j’ai faite quand je l’ai eue c’est de télécharger des livres libres de droits !! Il y a quand même un accès incroyable aux classiques.
      Je vois qu’on est plusieurs à utiliser la liseuse de manière complémentaire avec les livres papiers en tout cas 🙂

  3. J’ai une Kindle depuis 2012 donc ça fait 4 ans que je lis en numérique.
    J’aime. Mais je n’adore pas. C’est pratique, léger et gain de place. Economique oui et non, parfois les poches sont moins cher que les grands formats. Alors certes on peut aller sur des sites de piratages mais moi, ce n’est pas ma “mentalité”.
    Je reste fidèle au format papier mais ma liseuse est un excellent complément dont je ne saurais me passer désormais. Et mon homme a récupéré ma vieille Kindle (qui a donc 4 ans) quand j’ai opté, l’an dernier pour le modèle Voyage qui est top. On a aussi une Kobo mais je vais l’offrir.
    Enfin, j’ai transmis le virus Kindle/liseuse à ma mère et à ma cousine qui y sont bien accros même si elles aussi adorent acheter des livres formats papier.

    1. Waouh, je vois que tu es bien équipée :-p Je n’adore pas non plus, mais j’aime bien ce nouveau support, je trouve ça intéressant et bien pratique !
      Merci d’avoir partagé ton expérience 🙂

  4. Merci pour ton retour d’expérience, qui fait écho à de nombreux autres, et pour les mêmes raisons.
    Si tu le permets, j’ajouterai cette longue tirade :
    La liseuse est surtout l’amie du lecteur de SFFF et de romans type Harlequin. La raison est simple : seuls ces éditeurs, en France, ont une vraie politique commerciale en matière de livre numérique. L’exemple le plus frappant est Bragelonne avec des versions numériques à 50% max du prix papier, des intégrales à des prix dingues et de nombreuses opé (auteur du mois à 2,99€, et celles à 1€). Les Indes de l’imaginaire (actuSF, Mnemos, Moutons électriques) sont également exemplaires, ou encore NumerikLivres en pure player.
    Le problème du prix est double :
    1. Les éditeurs ont peur de se mettre à dos les libraires en pratiquant des prix bas
    2. Ils estiment que l’élasticité des ventes est faible pour le numérique. C’est fatalement le cas, vu que le prix reste toujours au-delà de 55/60% du papier, et en laissant des DRM.
    Les DRM, chez les grandes maisons et certaines plateformes sont aussi un scandale, car le lecteur est prisonnier. Si l’on se base sur la jurisprudence liée aux DRM sur les cd audio (suite à l’impossibilité d’en lire certains sur certains auto-radio et chaînes hifi), si un acheteur ne peut profiter de son achat librement, l’éditeur doit rembourser le client. Quand tu achètes un livre, tu en fais ce que tu veux. Et dire que les DRM sont une solution anti-piratage est absurde. C’est parce qu’il y a des DRM qu’il y a du piratage.
    On salue encore une fois les éditeurs de SFFF qui sont anti-DRM.

    Je passerai sur les prix des éditeurs de format poche dont les versions numériques sont plus cher que les versions papier, ou encore de 12-21 (même motif même punition).

    Sur le prix, les livres VO sont à un tarif des plus attrayants, et le numérique facilite grandement l’accès à ces livres. L’un des avantages de l’absence de loi Lang.

    Aller stop le blabla, je pourrais durer des heures.

    Un ptit conseil : reste sur le papier pour la littérature générale, et lis davantage de SFFF pour profiter de ta liseuse.
    Là, crois-moi, tu ne pourras plus t’en passer.

    1. Merci pour ces infos, j’adore le blabla alors il n’y a aucun souci, c’est super intéressant en plus ! Je ne lis pas beaucoup de SFFF, c’est peut-être pour ça que je ne vois pas encore très bien les avantages de la liseuse, mais du coup avec la grosse OP bragelonne j’en ai pris quelques uns donc si ça me plait je devrais avoir l’occasion de mieux voir ça 🙂
      Merci pour tes conseils et tes remarques pertinentes, c’est intéressant de mieux comprendre les prix des maisons d’édition. Je trouve ça en tout cas assez hallucinant que certains livres numériques soient plus chers que les livres papiers, ça ne donne pas envie d’acheter une nouveauté rapidement…!

  5. Cela fait maintenant 3 ans que j’ai la mienne et au final je la trouve très complémentaire des livres papiers, je l’utilise le soir car elle est rétroéclairée cela me permet de lire tranquille sans déranger ma moitié. Au début j’ai mis pas mal de temps à m’y faire mais c’est évident que durant les vacances/trajets en avion etc c’est beaucoup plus pratique que d’emmener plusieurs livres.

  6. Je pense que s’habituer à la liseuse et délaisser de temps en temps le papier est l’étape la plus difficile. Lorsque j’ai eu ma liseuse, je partais pour un an en Suède alors l’adaptation a été très facile. Je n’avais pas le choix si je ne voulais pas lire en suédois (ce que je ne voulais pas haha). Ça fait maintenant deux ans et je suis ravie de ma liseuse! Je ne l’utilise pas tout le temps, même moins que les livres papiers, mais elle me sauve la vie pour les vacances et les livres en VO. Bref, j’espère que tu vas prendre goût aux ebooks 😉

    1. Pour l’instant c’est plutôt bien parti, au moins pour les livres en VO ! Je trouve ça impressionnant que tu t’y sois faite si vite, moi justement je pense que c’est ce qui m’a un peu freinée quand j’étais au Canada : déjà je n’étais pas trop dans l’ambiance pour lire, mais en plus je n’avais pas du tout l’habitude de la liseuse ! Du coup j’ai eu du mal à m’y faire au début, mais j’aime de plus en plus maintenant.

  7. Comme toi je n’ai pas encore le réflexe de lire mes livres numériques, si j’en lis 1 ou 2 par an c’est le grand maximum ^^. Je suis vraiment trop attachée aux livres papiers, j’ai l’impression de devoir lire prioritairement ma PAL papier avant de m’attaquer à la numérique, ce qui est débile^^

    En tout cas, très bel article 🙂

    1. Merci 🙂
      Je ne pense pas en lire énormément, en tout cas jamais autant que les livres papiers, mais 1 ou 2 par an c’est en-dessous de ce que j’aimerais. C’est notamment pour ça que je me suis inscrite à des clubs de lecture en anglais, ça me motive et ça en fait une petite liste à lire par an 🙂

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