La Petite patrie [Julie Rocheleau & Normand Grégoire]

Hello,

Nous sommes aujourd’hui le premier mercredi de l’année 2016 et je ne voulais pas manquer le premier rendez-vous de la BD de la semaine. Si j’ai été assez irrégulière l’année passée, j’espère m’y tenir plus fidèlement en 2016 et réussir à vous parler d’une nouvelle bande-dessinée au moins une fois par semaine. On commence donc tout de suite avec une bande-dessinée sortie en fin d’année dernière aux éditions canadiennes La Pastèque !

la petite patrie_la pasteque_u lost control

Nous sommes en 1939 à Montréal. Alors que sonne le début de la seconde guerre mondiale en Europe, une bande d’enfants joue à la guerre dans les rues de la ville du Québec et s’amuse, espiègle, de ses différents habitants. Parmi eux : Tit-Claude, petit garçon de huit ans né dans une famille nombreuse, que la grand-mère aimerait bien voir devenir le premier pape canadien-français et qui tombe amoureux pour la première fois.

En 87 pages, Julie Rocheleau et Normand Grégoire évoquent de façon légère le quotidien de Tit-Claude, sa rencontre avec Dédé, les jolis rêves qu’on a à huit ans et les moins belles choses que l’on fait. Riche de tout un tas de personnages secondaires aussi étonnants et attachants les uns que les autres (Dédé, Mémère, Micheline,…) et des décors enchanteurs des ruelles de Montréal, La Petite patrie dépeint avec sensibilité et simplicité le monde de l’enfance. Sur fond de début de première guerre mondiale, on voit cette petite bande d’enfants évoluer innocemment, inconscients de ce qui se trame autour d’eux.

La coloration grise ponctuée de rouge, les traits de crayons bien visibles et les visages arrondis de la bande de Tit-Claude nous submergent de nostalgie à chaque page et nous replongent à chaque fois un peu plus dans nos souvenirs d’enfance. La Petite patrie est une bande-dessinée que j’ai lu sans attentes ni exigences. J’ai tourné chacune de ses pages sans avoir l’impression de ressentir quoi que ce soit, me sentant simple spectatrice d’une jolie histoire qui finalement ne me toucherait pas plus que ça. Et puis la magie a opéré. L’air de rien, l’émotion s’était quand même invitée dans ma lecture, me surprenant dans les dernières pages par sa simplicité et son authenticité et faisant de La Petite patrie une histoire pleine de tendresse qui ne cesse de nous rappeler de bon souvenirs. Bref, cette adaptation du livre de Claude Jasmin est une belle ode à l’enfance dans laquelle le texte et les dessins s’assemblent pour former une alchimie parfaite. Une très belle surprise !

la petite patrie_ulostcontrol_extrait2

la bd de la semaine_ulostcontrol

En bref, La Petite patrie est une chouette bande-dessinée qui saura sûrement vous surprendre par sa simplicité enfantine et l’émotion qu’elle transmet, l’air de rien. Sans s’en rendre compte, on s’attache à Tit-Claude et à ses amis dont on se souvient encore plusieurs semaines plus tard. N’hésitez pas à découvrir cette très belle histoire, aussi nostalgique et généreuse que cruelle et pleine de vie.

la petite patrie

Publié en 1972, La Petite Patrie de Claude Jasmin est un roman autobiographique qui a connu un vif succès. Chronique d’un quartier populaire de Montréal, il nous offre le regard d’un enfant de huit ans sur le monde qui l’entoure à l’aube des années 40 : la guerre, la religion, les jeux de ruelles, l’amour et la mort… Julie Rocheleau et Normand Grégoire nous offrent une adapation du populaire roman de Claude Jasmin, un livre qui nous rappelle notre enfance et l’insouciance qui s’y rattache.

Je participe cette semaine au rendez-vous “La BD de la semaine”. Vous pouvez aller retrouver les BD des autres participants sur le blog de Yaneck. Connaissiez-vous cette bande-dessinée, ou l’oeuvre de Claude Jasmin, de laquelle elle est adaptée ?

Vous aimerez peut-être aussi

4 commentaires sur “La Petite patrie [Julie Rocheleau & Normand Grégoire]

Répondre

Votre adresse email ne sera pas publiée.Les champs requis sont indiqués *