L’élégance du hérisson [Muriel Barbery]

L’Elégance du hérisson est un livre qui a fait beaucoup parler de lui (c’est d’ailleurs un des livres préférés de Marine de Winterisreading). Sans savoir de quoi il parlait et faisant confiance aux nombreux avis positifs, je me suis lancée dans cette lecture. Qu’en ai-je pensé ?

Deux personnages sont mis en parallèles dans ce roman : Renée, concierge ayant une cinquantaine d’années et issue d’un milieu populaire, et Paloma, une pré-adolescente surdouée née dans un milieu très favorisé. Elles ont deux points communs : elles vivent dans le même immeuble et ont une conscience du monde très affûtée.

« Ainsi, comment se passe la vie ? Nous nous efforçons bravement, jour après jour, de tenir notre rôle dans cette comédie fantôme. En primates que nous sommes, l’essentiel de notre activité consiste à maintenir et entretenir notre territoire de telle sorte qu’il nous protège et nous flatte, à grimper ou ne pas descendre dans l’échelle hiérarchique de la tribu et à forniquer de toutes les manières que nous pouvons – fût-ce en fantasme – tant pour le plaisir que pour la descendance promise » chapitre 12

Ce sont donc deux personnages très atypiques que nous propose ici Muriel Barbery. Ils sont inattendus et surtout ne sont pas fidèles à la représentation sociale que l’on se fait d’une concierge ou d’une pré-adolescente issue de la haute bourgeoisie, et c’est cette originalité qui les rend aussi sympathiques à suivre. Ils ont un regard particulier sur le monde qui les entoure et leur entourage, remarquent les petits et gros travers de leurs pairs et ont une attitude assez résignée face à leur environnement. Leur vision acerbe du monde rend leurs paroles pleines d’ironie et d’humour noir, ce qui pourrait donner un rendu très drôle et sarcastique.Seulement j’ai trouvé dans cette histoire et ces personnages plus d’amertume que d’humour. A force de voir les défauts de leurs voisins, Renée et Paloma sont amères, sombres, acariâtre, presque méchantes.

« La perspective que Pierre Arthens narre ce soir à sa table, au titre de bon mot, l’indignation de sa concierge, parce qu’il a fait mention devant elle d’un incunable et qu’elle y a sans doute vu quelque chose de scabreux, me réjouit fort. Dieu saura lequel de nous deux s’humilie le plus. » chapitre 1

Renée, par exemple, est consciente qu’elle ne correspond pas à l’image que chacun se fait a priori d’une concierge. Elle lit Kant, met la télévision en bruit de fond pour rassurer les habitants qu’elle s’inscrit bien dans le rôle de concierge, et j’en passe et des meilleures. Renée est beaucoup plus cultivée qu’une concierge lambda mais se fait un devoir de ne pas le montrer à ses voisins. Soucieuse de préserver les conventions sociales, de rester fidèle au « paradigme de la concierge d’immeuble » et de rester « un des multiples rouages » qui fait « tourner la grande illusion universelle selon laquelle la vie a un sens qui peut être aisément déchiffré », Renée se cache et use de tous les stratagèmes possibles pour dissimuler sa « véritable identité ».

Le problème est que Renée, consciente de ne pas être fidèle à l’image traditionnelle de la concierge, se moque méchamment de ses voisins. Certes, certains d’entre eux sont condescendants et usent d’un ton très malpoli avec elle en la prenant pour une moins que rien, mais non seulement elle-même nous dit qu’ils ne sont pas tous ainsi, mais je pense surtout que personne ne s’est jamais rendu meilleur en étant plein de méchanceté envers les autres.

Au final je n’ai pas trouvé Renée bien différente des habitants de l’immeuble : j’ai même trouvé sa méchanceté d’autant plus frappante et détestable. Elle a une conscience d’elle-même extrêmement juste, mais pour moi la culture ne doit pas servir à flatter l’estime que l’on a de soi mais doit au contraire nous permettre d’être plus tolérant, plus humain, plus compréhensif et indulgent. Très franchement, j’ai parfois trouvé le personnage de Renée insupportable (surtout au début), et bien que je comprenne que le comportement des autres à son égard ne soit pas toujours facile à vivre, j’ai trouvé que ça ne justifiait pas sa méchanceté.

Paloma était pour moi un personnage beaucoup plus drôle. Sa jeunesse lui donne une certaine fraîcheur et son amertume envers le monde qui l’entoure ne m’a pas tellement dérangée. Je l’ai trouvée plutôt normale au contraire : c’est une pré-adolescente qui ne supporte plus ni ses parents ni sa sœur, j’ai plutôt vu dans son attitude une sorte de rébellion prévisible pour son âge. On pourrait tout à fait la voir comme condescendante elle aussi, mais sa jeunesse nous aide à pardonner et à comprendre, et le ton qu’elle emploie a quelque chose d’assez drôle finalement !

Enfin j’y ai quand même vu quelques points positifs ! La forme du roman est notamment intéressante : l’auteur jongle habilement entre l’un et l’autre personnage puisque tout le roman est écrit à la première personne du singulier ; Renée et Paloma prennent la parole de façon alternée. La typographie change d’un personnage à l’autre ce qui rend le tout très compréhensible et la lecture très fluide. Je pense que l’on s’attache assez facilement à ces personnages. Il y a également quelques belles et intéressantes réflexions à propos de l’art, de la culture et évidemment de la vie.

« Il faut vivre avec cette certitude que nous vieillirons et que ce ne sera pas beau, pas bon, pas gai. Et se dire que c’est maintenant qui importe : construire, maintenant, quelque chose, à tout prix, de toutes ses forces. Toujours avoir en tête la maison de retraite pour se dépasser chaque jour, le rendre impérissable. Gravir pas à pas son Everest à soi et le faire de telle sorte que chaque pas soit un peu d’éternité. » Pensée profonde n°8

Au final, j’ai trouvé que ces personnages contribuaient à véhiculer des préjugés plus qu’à les combattre. Le message porté par le livre était très prometteur, les personnages acerbes et tranchants, au ton sarcastique qui peut être assez accrocheur pendant une lecture, mais la promesse n’est pour moi pas tenue. Pendant près de 400 pages, j’ai eu l’impression de suivre de pauvres personnages malheureux d’être trop cultivés, pleins de tristesse et d’amertume. Pas franchement réjouissant.

Attention spoiler (surlignez) : La fin ne rehausse que très légèrement ce sentiment. La relation entre Renée et Kakuro donne un peu d’espoir mais le personnage féminin reste pour moi désagréable. J’ai détesté cette façon de la faire mourir en héroïne et j’ai trouvé que ça donnait un côté sentimental très malvenu à l’histoire et très superficiel. Elle s’est montrée détestable pendant tout le roman, mais sa dernière action nous donne une image sublime d’elle. Franchement, quelle hypocrisie !

“Je m’appelle Renée, j’ai cinquante-quatre ans et je suis la concierge du 7 rue de Grenelle, un immeuble bourgeois. Je suis veuve, petite, laide, grassouillette, j’ai des oignons aux pieds et, à en croire certains matins auto-incommodants, une haleine de mammouth. Mais surtout, je suis si conforme à l’image que l’on se fait des concierges qu’il ne viendrait à l’idée de personne que je suis plus lettrée que tous ces riches suffisants.

Je m’appelle Paloma, j’ai douze ans, j’habite au 7 rue de Grenelle dans un appartement de riches. Mais depuis très longtemps, je sais que la destination finale, c’est le bocal à poissons, la vacuité et l’ineptie de l’existence adulte. Comment est-ce que je le sais ? Il se trouve que je suis très intelligente. Exceptionnellement intelligente, même. C’est pour ça que j’ai pris ma décision: à la fin de cette année scolaire, le jour de mes treize ans, je me suiciderai.”

Ce roman est donc une belle petite déception pour moi, et je suis d’autant plus déçue que je me rends compte en écrivant cette chronique que l’histoire se composait de belles petites choses très accrocheuses. Avez-vous lu L’Élégance du hérisson ? Qu’en avez-vous pensez ? N’hésitez pas à me dire pourquoi vous l’avez aimé et ce qui vous a plu dans ce roman !

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30 commentaires sur “L’élégance du hérisson [Muriel Barbery]

  1. Moi j'ai trouvé qu'au départ l'auteur en faisait un peu trop dans l'intellectuel pour sa concierge, mais très vite j'ai raccroché les wagons et j'ai vraiment adoré ce bouquin. J'ai trouvé le personnage de la concierge très juste et le point de vue très bon, et toutes les petites choses autour excellentes.
    Il y a le film aussi qui est sympa !

  2. J'avais commencé à le lire il y a des années et… je l'ai abandonné. Je n'ai pas compris son succès, je suis complètement passé à côté, les personnages m'ont laissé de marbre.
    Il faudrait que je retente de le lire pour voir si mon avis n'a pas changé…

  3. Ah oui carrément ! Remarque, je te comprends, parfois mieux vaut abandonner des lectures auxquelles on n'accroche pas, je n'ai pas encore ce réflexe.
    Je te conseille quand même de le retenter, vu le succès qu'il a eu il pourrait quand même te plaire finalement, qui sait ! 😉

  4. A l'époque, j'étais à la fac, j'avais très peu de temps pour lire donc si ça ne me plaisait pas, je ne me posais pas de question et je passais à autre chose 😉
    Par contre, je m'aperçois que j'ai gardé mon exemplaire, ce qui me prouve que j'avais bien envie de lui laisser une seconde chance. Peut-être dans les mois qui viennent 🙂

  5. merci pour cet avis argumenté ! J'ai adoré ce livre! Le premier point qui me vient et qui m'a pleinement convaincu (tu n'en as pas parlé d'ailleurs) c'est le style, l'écriture ! Quelle syntaxe, quel vocabulaire, quelle beauté ! Je n'ai pas trouvé les personnages méchants, certes Renée est acariâtre mais elle se dévoile de plus en plus, baisse les armes. C'est un roman sur l'âme humaine mais pas dégoulinant de sentiments.

    Estelle
    lamodeestunjeu.fr

  6. J'avais tenté de lire ce roman. Puis le ton trop verbeux, trop « je suis consciente de mon intelligence », m'avait vite énervée. J'ai l'impression que l'auteur essaie de montrer qu'elle a du vocabulaire, essaie de se donner un style qui ne me plaît pas. Impossible de m'attacher aux personnages, que j'avais envie de gifler. Bref, pas un franc succès. Je lui donnerai probablement une deuxième chance, mais pas tout de suite ;). Je suis sûre qu'il y a du bon à prendre dedans, comme tu le dis !

  7. Oui, c'est assez pompeux ; je n'en ai pas trop parlé dans ma chronique mais ça m'a beaucoup agacée aussi, ça faisait très "démonstration de savoir" comme tu le dis, avec des accumulations incessantes de références philosophiques (à peine esquissées d'ailleurs, rien de trop fouillé non plus), de juxtaposition de termes complexes, de vocabulaire pédant, de tournures de phrases complexifiées … Ca m'a donné une image d'autant plus négative de Renée, dont j'ai eu l'impression qu'elle se lançait des fleurs à chaque phrase et qu'elle se prouvait sa supériorité par rapport aux autres. C'est bon, Renée, on a compris que tu n'étais pas une concierge lambda… !
    C'est surtout l'engouement des autres lecteurs autour de ce livre qui me convainc qu'il y a du bon dedans. Je pense que ce type de livre qui valorise la réflexion intellectuelle, la culture, la philosophie, etc. peut plaire et peut répondre aux attentes de beaucoup de gens !

  8. Je suis contente d'avoir un avis positif ici 🙂
    C'est vrai que je n'ai pas parlé du style, je l'ai trouvé assez différent de Renée à Paloma et j'ai bien aimé cette variété dans l'écriture, c'était un bel exercice ! Après, je n'ai pas trop aimé le langage de Renée au contraire, je l'ai trouvé trop pompeux et beaucoup trop dans l'étalage de son savoir et de son vocabulaire. Les phrases sont inutilement complexes et lourdres, j'ai parfois du m'y reprendre à deux fois… Et j'ai trouvé que ça contrastait pas mal avec le fond finalement, qui lui n'était pas aussi recherché, qui ne collait pas à la forme finalement !
    J'ai plus aimé l'écriture de Paloma, plus enfantine et spontanée, plein de fougue ! J'ai bien aimé ses longs paragraphes sans retour à la ligne, ses petites envolées et ses conclusions pleines de vie ou au contraire sombres et radicales.
    Je te rejoins completement sur le fait que c'est un roman qui ne dégouline pas de sentiments, et c'est agréable !

    Merci pour ton avis 🙂 bises !

  9. Je te rejoins assez dans ton avis. Je me souviens que ce qui m'avait embêté lors de ma propre lecture il y a quelques années, ce sont toutes ces références intellectuelles parfois mal intégrées dans le récit, et quand tu dis "pour moi la culture ne doit pas servir à flatter l'estime que l'on a de soi" je trouve que cela peut parfois s'appliquer à l'écriture de l'écrivaine.

    Quant au film, il est assez fidèle au livre mais le jeu des actrices vaut le coup, surtout que ce surplomb d'intellectualité ce fait beaucoup plus léger et les personnages plus humains pour le coup.

  10. J'ai été tentée de voir aussi cette façon de parler comme celle de l'auteur, c'est parfois difficile de faire la différence entre la voix de l'auteur et celle du narrateur.. Je ne sais toujours pas au final si cette voix est celle de Muriel Barbery ou de Renée, haha ! En tout cas si c'est celle de l'auteur, c'est encore plus agaçant je crois !
    Je crois que c'est un des rares livres ou le film me tente VRAIMENT, d'après ce que tu en dis il a l'air plutôt chouette, s'il est débarrassé des travers du livre 😉 Je pense que je vais essayer de le regarder cette semaine ou la semaine prochaine…
    Bises !

  11. Je l'ai lu il y a longtemps mais j'ai fait le même constat que toi, et les deux personnages principales m'ont vraiment agacée. La fin est trop facile également …
    Je ne sais même plus si je suis allée voir le film.
    Le succès littéraire fut légèrement immérité d'après moi !

  12. Ça me rassure de voir que je ne suis pas la seule à être déçue par ce livre. C'est Renée plus que Paloma qui m'a vraiment agacée en ce qui me concerne, j'ai ressenti plus de tendresse avec l'adolescente !
    J'avoue aussi que je ne comprends qu'à moitié l'engouement autour de ce livre…

  13. oh mince! moi je l'ai adoré, c'est un roman qui m'a marquée, par son écriture surtout, quel style…il m'a redonnée le goût à la lecture au moment où j'avais délaissé les livres…et j'ai même pleuré à la fin. Comme quoi, un même roman ne fait pas du tout le même effet sur ses lecteurs 😉

  14. Merci pour ton avis, c'est chouette d'avoir un retour positif ! Les effets d'un livre ne sont pas les mêmes pour tout le monde, c'est vrai. Je peux comprendre qu'il redonne le goût à la lecture en tout cas, il y a quelque chose d'addictif et de jouissif dans son style !

  15. Il faut vraiment que je regarde le film, c'est bizarre mais il a l'air mieux que le livre 🙂
    J'admet que l'auteur a eu du mérite de vouloir faire quelque chose d'atypique et d'avoir su créer des personnages assez originaux. Je n'ai pas souvent vu des personnages comme ceux-là !

  16. Bonjour!
    Je viens de lire ce roman que j'ai beaucoup apprécié. Je comprends tout à fait votre critique du personnage de Renée et du livre en général bien que je ne sois pas vraiment d'accord. En fait, je pense qu'on a chacun une vision différente du personnage de Renée. En tous cas, à mes yeux, elle est une personne évidemment très intelligente, mais elle est aussi très triste et très "acariâtre" comme vous l'avez dit. Je comprends qu'elle puisse paraître méchante mais moi j'ai plutôt ressenti une grande pitié et une grande compassion pour ce personnage. Il ne faut pas oublier que malgré son intelligence (qui ne fait pas tout dans la vie), elle a quand même perdu son mari, n'a jamais vécu de grand amour et n'a qu'une seule amie qui ne partage pas vraiment ses centres d'intérêts. Elle est aigrie, mais c'est son caractère, et je pense qu'on peut la comprendre, même si elle fait parfois des critiques un peu trop forte. Elle est aussi humaine. Quand vous dites qu'elle dit des choses "méchantes" à propos des habitants de l'immeuble, moi j'ai plutôt vu ça comme une satire très ironique. J'ai vraiment beaucoup ri, j'ai trouvé le personnage de Renée très drôle et très touchant à la fois. Elle soulève tout de même des réalités sur la bourgeoisie parisienne très justes et elle le dit très bien. Il faut juste essayer de comprendre un peu plus ce personnage qui était déconnectée de la vie et qui, grâce à Paloma et M. Ozu, y reprend goût.
    Sur le style, vous pensez qu'il s'agit d'un "étalage de connaissance", mais c'est aussi une grande marque d'humour. Muriel Barbery joue avec les mots et s'amuse en les dispersant puis les associant. Moi j'ai surtout ri à ce qui m'a semblé une touche d'humour et une sorte de "revanche" envers la bourgeoisie qui s'attend à ce qu'une concierge ne connaisse pas le sens des mots.
    Enfin voilà, je voulais juste vous faire partager mon avis sur ce livre que j'ai vraiment trouvé intéressant sur les sujets soulevés et sur la psychologie des personnages! Merci pour votre avis intéressant!

  17. Hello !
    Je suis complètement d'accord avec vous sur le fait que ce roman peut vraiment être sujet à plusieurs interprétations en fonction du lecteur. La diversité des avis montre bien que Renée est un personnage qui plait ou, à l'inverse, qui ne plait pas du tout. Je trouve ça assez positif qu'un personnage ou un élément d'un livre puisse faire réagir autant les gens et encourage la discussion. Ca montre que les livres engagent beaucoup les lecteurs 🙂
    Je comprends tout à fait votre point de vue et pour être franche je n'ai pas grand chose à dire pour vous contredire. Je pense que ce personnage pourrait avoir le même effet sur moi mais certains éléments m'ont agacée, et c'est assez "inexplicable" en fait, c'est-à-dire que ça dépend de chacun, de ce que l'on aime et de ce que l'on n'aime pas. Peut-être qu'en ce moment j'aime bien voir des personnages positifs et que Renée ne correspond pas à mon état d'esprit ? Je ne sais pas. Peut-être que je manque aussi d'expérience et de recul pour la comprendre, et que à 20 ans je n'ai pas le même vécu qu'elle. Ca me fait penser qu'il faudrait que je le relise dans quelques années ! Je sens à la lecture de certains romans que je manque de maturité, c'est peut-être ça qui me fait ne pas aimer Renée ici. Je reconnais volontiers son humour et son humanité en tout cas, mais je crois que ce roman n'est tout simplement pas pour moi. Peut-être un jour 😉

    Merci beaucoup pour votre avis, j'adore lire des commentaires aussi développés que les autres et c'est un plaisir de lire des commentaires qui ne vont pas dans mon sens, c'est hyper enrichissant ! Bon week-end.

  18. Oui c'est vrai que les romans engagent le lecteur. Et vous avez sûrement raison, ça dépend probablement de l'état d'esprit du lecteur. En plus, si on a lu des critiques avant, ça peut également nous influencer… Mais bon après c'est un autre débat! 🙂
    Je suis encore une fois d'accord avec vous, peut-être que si je le lis dans quelques années je ne l'apprécierai plus comme je l'ai apprécié l'autre jour… Il faudra le relire, en effet! Même pour ceux qui l'ont aimé. Et je pense qu'il sera dur d'avoir un avis définitif sur ce livre. Ca change, avec nous!
    Merci pour votre avis, qui était constructif (ce qui est rare pour les avis sur ce livre je trouve!) et intéressant ; c'était un plaisir pour moi aussi! Je vais sûrement aller jeter un œil dans vos autres revues! 🙂 Bon week-end.

  19. Encore une chose : je vous déconseille le film par contre. Il n'est pas tout à fait fidèle au livre et pour le coup j'ai vraiment trouvé les personnages détestables. De plus, l'impossibilité d'insérer tout le temps des voix-offs ne permet pas d'aborder beaucoup de sujets philosophiques évoqués dans le livre. Mais après tout, un film ne peut pas mettre tous ce qu'il y a dans un livre (ça serait trop long), c'est donc assez difficile à reprocher. Mais vraiment, je n'ai pas vu les personnages de la même manière et pour le coup, je les ai trouvé antipathiques (même Paloma). Donc de mon point de vue, je te déconseille vraiment le film!

  20. Ah mince… Je t'avoue que je comptais un peu sur le film pour avoir un avis plus positif sur l'histoire, on me l'a beaucoup vanté (dans les commentaires au-dessus notamment). J'étais plutôt étonnée qu'une adaptation ait autant d'avis positifs d'ailleurs. Mais quand j'y pense tu as raison, ça doit être difficile d'intégrer les pensées des héroïnes en voix off, et ça doit dénaturer un peu l'histoire du coup :-/ Je ne suis plus sûre d'aimer le film avec ce que tu me dis mais je suis curieuse de le voir par contre ! J'ai plein d'adaptations en retard, il faut que je rattrape ça les semaines qui viennent…

  21. Oui, moi aussi j'ai été étonnée de voir autant d'avis positifs…
    Après je ne veux pas trop t'influencer, ça peut faire une bonne alternative si on n'a pas aimé le livre. Mais pour moi c'est presque une "autre" histoire, vu que le livre est presque "inadaptable" au cinéma… D'ailleurs ça ne t'intéresserais pas de faire des revues sur des films? Ca pourrait être sympa aussi 🙂

  22. Non bien-sûr, mais ton commentaire m'aidera peut-être à voir le film sans trop d'attentes et m'évitera peut-être donc d'être déçue 😉
    Ca pourrait être sympa en effet, après je n'ai pas une grosse culture cinématographique, j'ai même beaucoup de lacunes dans ce domaine et je crois que beaucoup de personnes en parlent mieux que moi. Mais ça peut être une super idée de parler d'adaptations ! Merci de l'idée !! 😀

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