Pourquoi j’ai été déçue par Milk and honey de Rupi Kaur

Si vous regardez souvent les comptes bookstagram anglo-saxons ou même français, vous avez peut-être vu passer Milk and honey, un livre à la couverture noire ornée de deux abeilles, et qui cache un recueil de poèmes en anglais écrits par Rupi Kaur. J’ai assez lâchement cédé à la tendance du moment et ai donc moi aussi acheté un recueil de poésie dont j’avais entendu pléthore d’éloges et que je prenais donc pour la pépite du siècle (ou au moins de l’année). Autant vous annoncer la couleur tout de suite : la déception est palpable.

rupi kaur_milk and honey_u lost control_2

Ca a commencé comme un conte de fées

Milk and honey est construit en quatre parties : “the hurting”, “the loving”, “the breaking”, “the healing”. A priori, il suit donc un schéma plutôt classique mais j’aime bien l’idée qu’on me raconte une histoire et qu’une sorte d’intrigue globale se dégage de ces poèmes. J’aime aussi les illustrations qui accompagnent les poèmes, je trouve que ça donne un petit charme au livre. J’aime aussi la première partie, “the hurting”. J’ai l’impression d’apprendre à découvrir l’auteur petit à petit : ses poèmes sont très brefs, épurés à l’extrême, sont parfois construits d’une manière surprenante et ont un rythme déstabilisant. Il y a le plaisir de la découverte de quelque chose de nouveau, il y a comme un petit goût de jamais vu avant, et je pense même que c’est plutôt joli cette façon dont l’auteur parle de la souffrance, alors je commence la deuxième partie, “the loving”.

C’est peut-être à ce moment-là que j’ai commencé à me lasser de ce rythme saccadé qui, à force, devient monotone. Mais, malgré ça, je mentirais si je disais que je n’ai pas aimé cette partie. Je me suis retrouvée dans certains poèmes de Rupi Kaur, j’en ai pris certains en photo pour les envoyer à mon amoureux (y a pas de honte), bref, c’est bon c’est bon, je l’avoue : j’ai pris du plaisir à lire cette seconde partie de Milk and honey. Je lui accorde une certaine candeur, une fraîcheur dans laquelle on se reconnaît facilement et des textes auquel ce n’est pas trop dur de s’identifier si on est amoureux. Jusqu’ici, tout va bien.

i’d be lying if i said

you make me speechless

the truth is you make my

tongue so weak it forgets

what language to speak in

rupi kaur_milk and honey_u lost control_3

Ca a tourné au vinaigre

Je commence donc la troisième partie, “the breaking”, la rupture donc, une étape assez classique d’une relation. Et là, c’est le drame (je n’exagère pas, cette fois). On enchaîne poèmes niais, généralités grotesques et sentiments accommodants et franchement ennuyant. D’un coup,  c’est comme si toute la faiblesse du recueil me revenait en pleine figure : aucune nuance et des platitudes mises en forme de manière soi-disant originale mais en fait assez barbante. C’est la désillusion.

he only whispers i love you

as he slips his hands

down the waistband

of your pants

this is where you must

understand the difference

between want and need

you may want that boy

but you certainly

don’t need him

Tout ça sonne comme des phrases qu’un pseudo-gourou-coach-de-vie nous aurait dit de nous répéter tous les matins devant un miroir, et je ne peux pas m’empêcher d’y voir un étalage de bon sentiments qui peuvent réconforter mais qui n’invitent pas vraiment à la réflexion et qui ne font pas appel non plus à des sentiments très forts que l’on aurait gardé au fond de soi. Au contraire, je trouve que toutes ces “phrases magiques” effleurent et se contentent de ne passer qu’en surface. Mais la désillusion ne s’arrête pas là, car non seulement je trouve le fond de plus en plus mauvais, mais le style de l’auteur commence presque à me faire rire :

the thing

worth holding on to

would not have let go

Immédiatement, je pense à la phrase qui circulait sur les skyblogs dans les années 2000 : “Ne pleure jamais pour un homme, car le seul qui mérite tes larmes est celui qui ne te fera jamais pleurer”. Et là, j’ai une réaction qui combine à peu près les deux gifs suivants :

C’est parti en cacahuètes

Non mais sérieusement ? Peut-être que je devrais aller déterrer ces skyblogs et voir s’il n’y a pas des petites phrases sympa qui pourraient être publiées, tiens. Enfin, je crois que ce qui m’a le plus énervée, dans tout ça, c’est que l’on colle une étiquette féministe là-dessus. Prendre le contrôle de sa vie, rester forte, ne pas se définir au travers le regard des autres, prendre le contrôle de son corps… Mais bordel, cette nana est supposée avoir vécu une enfance douloureuse, une relation passionnelle, et vient maintenant de se faire larguer : comment est-ce qu’elle pourrait prendre le contrôle de son destin ? Comment est-ce qu’elle pourrait ne pas se définir en fonction de la relation qu’elle vient de vivre et de l’homme qu’elle a aimé ? Comment est-ce que sa relation à son corps ne pourrait pas être changée ? Et qu’est-ce qu’il y a de mal à ça ? Est-ce qu’on devrait sortir d’une rupture en se disant “j’étais trop bien pour lui” ? Est-ce qu’on quitte quelqu’un qu’on a aimé en disant “je mérite mieux” ?

Bien-sûr, c’est ce qu’on est beaucoup à faire, sauf que je ne comprends pas ce que ça vient faire dans un recueil de poésie. J’ai juste l’impression que Rupi Kaur dit des banalités à ses copines pour leur remonter le moral, mais je ne vois aucune honnêteté, aucune sensibilité là-dedans. Et si Milk and honey aborde le sujet du corps féminin, de la féminité et de la sensualité, ça n’en fait pas pour autant un recueil féministe : non, une nana qui vient de se faire larguer et qui essaye d’oublier son ex et de se reconstruire, ce n’est pas “féministe”, c’est juste être quelqu’un de normal. Et d’ailleurs, je pense que ces poèmes s’appliquent tout autant à un homme qui vient de se faire larguer.

Ce que j’aurais aimé y trouver, c’est un discours qui encourage la personne à se reconstruire sans rejeter la relation qu’elle vient de vivre et la dénigrer, sans se présenter en victime, un discours plus nuancé, une palette d’émotions et de sentiment plus large… Une seule voix est présente dans Milk and honey, c’est celle de la narratrice. L’auteur n’intervient pas et ne fait intervenir aucun autre protagoniste : c’est ma grande déception concernant ce recueil, et c’est ce qui en fait selon moi un recueil très pauvre et à la portée très limitée.

rupi kaur_milk and honey_u lost control_4

À qui recommander Milk and honey ?

Malgré tous ces éléments qui m’ont quand même pas mal chiffonnée, je n’irais pas jusqu’à envoyer les exemplaires de ce bouquin au pilon. Déjà parce que j’admets que, si Milk and honey ne m’a pas beaucoup touchée, c’est peut-être parce qu’il ne correspond tout simplement pas à mes critères : ce n’est pas ce qui me fait vibrer, ce n’est pas ce que j’attends d’un recueil de poésie. Ensuite, je reconnais volontiers que ce bouquin a le pouvoir de plaire à beaucoup d’autres gens et de les toucher (peut-être que je l’aurais aimé, si je l’avais lu à un autre moment de ma vie), et je pense même que c’est un bon bouquin à offrir à une copine qui vient de se faire larguer et qui a besoin qu’on lui remonte le moral.

Je n’ai pas pour objectif de dézinguer ce bouquin et je ne le déteste pas non plus du plus profond de mon âme, mais c’est à mes yeux un livre imparfait et je ne vois pas ce qui justifie un tel engouement. C’est un recueil de poèmes sympas, contemporains et très abordables,  mais je n’y ai rien trouvé d’inoubliable.

S’il peut toucher beaucoup de gens, je pense que c’est parce qu’il rassemble des généralités coupées au couteau  ; malheureusement, je pense que c’est le genre de chose qu’on oublie bien vite et qu’on associe à un moment de notre vie mais avec lequel on ne grandit pas. Bref, Milk and honey ne fait pas partie de mes intemporels, mais c’est le genre de bouquin un peu feel-good (mis à part la première partie !) que je prêterais volontiers.

Avez-vous lu Milk and honey ? Lisez-vous de la poésie ? Est-ce un livre qui vous attire, vous intrigue ou vous intéresse ?

milk and honey + extract rupi kaur

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24 commentaires sur “Pourquoi j’ai été déçue par Milk and honey de Rupi Kaur

  1. J’aime beaucoup l’esthétisme de cet article, il y a quelque chose de nouveau, de frais pour le blog ( ça sent la reprise en un sens) et je trouve ça hyper agréable à lire et à dérouler !
    Ce recueil m’intriguait beaucoup, c’est une grosse vague que je vois sans cesse sur instagram et il me semblait être synonyme de sentiments, presque un coup de poing. Je te remercie pour ta chronique parce qu’elle remet les choses en place, elle restabilise la abalance et évite de tomber dans l’idéalisation pré-lecture. Du coup, certes, je suis moins enthousiaste, mais je ne rechignerais pas non plus pour le lire.
    Pour ce qui est de la portée féministe, déjà, je ne le retrouve pas dans les extraits que tu as partagé haha, mais peut-être qu’il s’agit d’un lapsus de certaines personnes parce qu’en même temps que le flot d’engouement pour ce recueil, il y a une bonne vague féministe (notamment avec “Une chambre à nous”). Personnellement, avec l’extrait “you may want that boy / but you certainly / don’t need him” je trouve ça très loin d’être féministe et je le vois même comme hyper dégradant, un peu comme si la femme utilisait l’homme comme un objet pour assouvir son désir avec le “you may want”, et qui ensuite le rejette par le “don’t need”. Et pour moi, ce n’est pas une force de la femme, sa maîtrise ou autre, c’est juste un comportement qui m’horripile et que je trouve inhumain parce que bon, l’instrumentalisation des autres, non. ><
    Je pense que je pourrais être ronchon avec cette lecture sur certains points haha, il me semble que j'ai des chances de ressentir ces certaines généralités mais bon, il m'a l'air d'avoir aussi de bon point !

    1. Merci beaucoup, je suis contente de voir que ça te plaise 🙂 ça fait du bien de revenir avec un peu de changement !
      Je te conseille franchement d’y jeter un œil si tu croises le chemin de ce bouquin, c’est vraiment le genre de livre pour lequel il ne faut se fier qu’à son avis, ça peut être une belle surprise finalement !
      Pour l’aspect féministe, en effet je ne suis pas convaincue… mais j’admets que je ne me reconnais pas non plus dans les discours féministes hyper contemporains, donc il faudrait aller voir d’autres avis que le mien à ce propos :-/ Mais je t’avoue que j’ai été un peu ronchon en effet haha !
      J’espère que tu auras l’occasion de te faire ton propre avis, tiens-moi au courant 🙂

  2. J’ai trépigné de joie :
    1/ Quand j’ai vu que tu avais posté un nouvel article
    2/ Quand j’ai vu que tu parlais de ce livre.
    Bon en vrai j’ai vite arrêté de sauter partout. J’ai trop aimé ce recueil – et le pire c’est que je suis d’accord avec tes arguments ! Faut croire que j’ai pas encore dépassé l’étape phrases-naiseuses-à-la-mord-moi-le-noeud de nos 14 ans. Et renie pas Skyblog, c’est toute mon enfance enfin ! 😀
    Je fais partie de ceux qui ont étiqueté le livre comme “féministe” mais pour moi c’était uniquement pour la première partie. Si je me souviens bien certains poèmes évoquent justement le fait qu’être une femme ne veut pas dire être la propriété d’un homme, bla bla bla. Après le reste, évidemment c’est un peu plus niais – forcément vu le sujet. Le pire c’est que je suis sûre qu’en français ça m’aurait peut-être choquée. Mais en lisant les phrases en anglais (à voix haute, j’avoue tout), j’ai un peu eu l’effet “L’Amant” de Marguerite Duras : je me foutais que ce soit intelligible ou pas, je trouvais ça joli. Sacrée conclusion quand même !

    1. Aie, je savais que j’allais te décevoir 🙁 Et je ne renie trop pas Skyblog, j’en ai encore une pelletée qui traîne dans les tréfonds du web XD
      C’est sur que la première partie est la plus féministe d’entre toutes, je comprends pourquoi tu dis ça !
      C’est un peu difficile de critiquer un bouquin qui peut parler à beaucoup de monde sans être hautaine, donc même si je suis déçue je reconnais quand même qu’il y avait des passages sympas 🙂

  3. Je pense que tu as été déçue parce qu’on a collé une étiquette “féministe” au recueil, justement (et c’est aussi pour ça que j’ai une sainte horreur des étiquettes). J’ai lu le recueil sans à priori. Du coup, il m’a beaucoup parlé. Je trouve que, justement, c’est un recueil sincère, car il est livré dans la banalité des sentiments et de la rupture, et non dans la recherche d’une prose incroyable qui décrirait ces sentiments. Il n’y a pas de fioriture, c’est ce que j’aurais pu écrire (au niveau des sentiments, hein, je dis pas “j’aurais pu écrire ce bouquin”) suite à ma plus grosse rupture… et c’est ce qui m’a touchée. Ce sont les pensées qui peuvent nous traverser quand on vient de vivre une peine de cœur (selon les personnes aussi). Ces pensées sont parfois niaises, parfois courtes, peu profondes, on se sent vide, on se sent fleur bleue, on… etc. C’est en ça que j’ai vraiment, énormément, apprécié le recueil.

    Après, je peux tout à faire comprendre qu’on soit déçu, surtout si on s’attend à quelque chose en bien particulier (et de “féministe”, d’ailleurs). Je pense plutôt qu’il faut le prendre comme un recueil de sentiments couchés sur papier, pas comme un manifeste. Peut-être qu’il faut également avoir vécu quelque chose de similaire pour s’y retrouver, mais je ne le trouve en aucun cas “niais”, pour ma part. 😉

    1. Je comprends tout à fait ce que tu veux dire et je pense que c’est justement une des forces de ce recueil, le fait que l’on peut très facilement se reconnaître dans ces poèmes. Mais justement c’est ce côté trop banal que je trouve lassant à force…
      Et je te rejoins complètement à propos des étiquettes, j’en aurais sûrement eu une toute autre attente si je ne m’attendais pas au lire un recueil de poésie féministe !

  4. Coucou Charlotte !
    En effet, je rejoins les autres commentaires, ça fait plaisir de te lire à nouveau, d’autant plus que ton article a une très belle mise en page !
    Concernant Milk & Honey, je l’ai pour ma part beaucoup aimé. Mais ce serait mentir de dire que je ne me suis pas ennuyée. De mon côté je suis restée sensible tout le long à son style d’écriture, et j’ai été suffisamment charmée par la forme pour ne pas trop penser au fond. Ton analyse est très intéressante et en effet, il y a un côté “phrases d’amour Skyblog” qui fait sourire (ou lever les yeux au ciel)..

    1. Hello Cassandra ! Merci, ça me fait plaisir de voir sur ça te plaît 🙂 Je reconnais aie j’ai trouvé la forme très sympathique aussi, avec les illustrations à côté des poèmes, mais ça n’a pas suffit à me faire oublier le texte (et heureusement d’un côté, c’était quand même pour ça que j’étais là !).

  5. Comme ton article est intéressant, bien plus qu’une simple photographie sur Instagram oui… Je ne l’ai pas lu mais je le souhaitais jusqu’à ce que je lise ton article je dois bien l’avouer. J’aime la poésie mais vu ce que tu en racontes pour ce recueil, je vais passer mon chemin, alors merci d’avoir fait un article aussi complet !
    Belle journée à toi.

    1. Merci Julie pour ton commentaire 🙂 C’est un livre assez curieux, n’hésite pas à y jeter un œil si tu tombes dessus, mais en effet si tu aimes beaucoup la poésie je pense que tu peux trouver beaucoup mieux !

  6. Je suis tombée sur ton article grâce à Naomi du blog La récolteuse de mots qui l’a linké dans son dernier “c’est le 1er, je balance tout !” et je suis très déçue de voir qu’il n’est pas aussi bien qu’il y paraît. Tes critiques, ça aurait pu être les miennes. xD

    Je cherche à me réconcilier avec la poésie et je pensais que la poésie contemporaine, et celui-là en particulier, pouvait me faire changer d’avis. Bon, bah je ne sais pas si ce sera celui-là finalement, mais c’est mal parti. (je vais continuer ma quête ailleurs)

    Je vais aller visiter ton blog maintenant, et merci pour ta chronique 🙂

    1. Merci pour l’info, je vais aller voir l’article et le blog de Naomi ! Franchement pour Milk and honey c’est un roman qui peut surprendre je pense ! Si tu aimes les poèmes courts, percutants et simples, desquels tu peux te faire une idée immédiatement, il pourrait te plaire ! Je te conseille d’en lire des extraits avant si tu le souhaites, ça pourrait vraiment t’aider à voir si tu pourrais l’aimer ou pas 🙂

  7. C’est là première fois que je lis un avis négatif sur Milk &Honey ! Pour ma part j’ai adoré ce recueil mais je comprends bien les arguments que tu avances et le côté “fleur bleue” qui peut déranger certains. Personnellement je me suis laissée bercée par ces poèmes simples et mélancoliques sans vraiment prendre un recul critique (j’ai fondu comme une guimauve x)) Pour ce qui est de la touche féministe je suis d’accord avec toi dans le fait que se remettre d’une rupture n’a rien à voir avec ça, en revanche la fin du recueil me semble assez engagé et invite les femmes à faire ce qu’elles veulent de leur corps, ce que j’ai beaucoup aimé 🙂

    1. Ah je te comprends ne t’inquiète pas. Je n’ai pas apprécié le recueil pour moi-même et en ai été déçue mais je comprends complètement qu’il puisse plaire à d’autres, je reconnais qu’il y a des points assez plaisants à lire 🙂

  8. L’étiquette “féministe” est plus qu’abusive, elle est carrément contre productive. Ça n’est pas parce que l’on est une femme que l’on est féministe, comme tu le soulignes, et rien dans son livre ne relève d’un quelconque positionnement politique. Quand on lit “l’histoire de Bone” là on sent la violence et la détresse du viol, de l’enfance bafouée, là ce sont les soupirs d’une bourgeoise égocentrique et vaniteuse que je lis.
    En dehors de ça, quand on a l’habitude de lire un peu de poésie ou de lire tout court, on ne se laisse pas gruger
    par
    des poèmes qui
    consistent juste à
    mettre des lieux
    communs à la
    ligne.

    Le style ou plutôt l’absence de style est mauvais, sans intérêt, je suis triste qu’on la porte tellement aux nues et qu’elle ait gagné autant d’argent avec une telle médiocrité. Comme toi je me suis ruée dessus, j’ai aimé la simplicité des débuts comme j’aime celle de William Carlos Williams et ensuite, comme toi de la déception qui se transforme en agacement en colère.
    En même temps, je devais me douter qu’un buzz sur instagram ne pouvait rien donner de bon…
    Je suis contente de ne pas être la seule 🙂

    1. Ahah, j’ai bien ri en lisant ton commentaire x) Je n’aurais pas osé en parler comme ça parce que j’ai toujours peur de descendre un bouquin, mais franchement tu résumes bien ce que j’en ai pensé. Le coup des retours à la ligne est parfait, c’est exactement ça, Milk and honey est assez dépourvu de style tout court… C’est dommage.

  9. Quel article! J’avais également beaucoup entendu parler de “Milk and Honey” et j’étais d’ailleurs assez curieuse/tentée d’y jeter un oeil bien que je ne lise pas beaucoup (voire pas du tout) de poésie. J’aime beaucoup le titre et la couverture de ce recueil, et il me semblait que c’était un bon bouquin pour découvrir la poésie contemporaine. Ton article m’a fait changer d’avis x) Je pense que je vais me rabattre sur deux recueils de poésie dont j’ai aussi beaucoup entendu parler ces derniers temps mais qui m’ont l’air d’être beaucoup plus riches et profonds: “Stranger, Baby” par Emily Berry et “Hold Your Own” par Kate Tempest (pour le coup j’ai l’impression qu’il est vraiment féministe celui-là…).

    1. Je n’ai jamais entendu parler de ces deux recueils mais ils m’intriguent, ça me donne envie d’aller en savoir plus. J’aime aussi beaucoup le titre et la couverture de Milk and Honey, même les illustrations à l’intérieur sont sympa 🙂 N’hésite pas à jeter un oeil quand même si tu tombes dessus !

  10. Je dois ce recueil de m’avoir introduite à la poésie, mais je ne crois pas que ce sont véritables poèmes. Ce sont plus des proverbes. Des notes en bas de page aux images. Or, un poème est sa propre image.

    p.s. Je suis nouvelle et je trouve tes textes très jolis. La carte du monde est vraiment extra!

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