Our shared shelf : le deuxième trimestre

Hello,

Nous sommes déjà à la fin du mois de juin et il est temps pour moi de vous parler des lectures du club de lecture “Our Shared Shelf” du deuxième trimestre 2016 !

our shared shelf 2e trimestre

1liste

HOW TO BE A WOMAN, CAITLIN MORAN

caitlin moran how to be a woman

 

Though they have the vote and the Pill and haven’t been burned as witches since 1727, life isn’t exactly a stroll down the catwalk for modern women. They are beset by uncertainties and questions: Why are they supposed to get Brazilians? Why do bras hurt? Why the incessant talk about babies? And do men secretly hate them? Caitlin Moran interweaves provocative observations on women’s lives with laugh-out-loud funny scenes from her own, from adolescence to her development as a writer, wife, and mother.

 

Dans How to be a woman, Caitlin Moran parle d’elle-même. Elle se regarde le nombril, nous parle de sa vie et de ses expériences, de son passé et de ses envies, de ses erreurs et de ses projets. Entre souvenirs de famille profondément ennuyants et opinions mal placées et superficielles sur à peu près tout et n’importe quoi qu’elle considère faire partie de la vie d’une femme, Caitlin Moran semble essayer tant bien que mal de glisser un peu d’humour et de phrases provocantes qui font bien vendre. Très futile et superficiel, sans saveur et démagogique au possible, How to be a woman a été une expérience (éprouvante) de lecture pour moi. J’ai tenu jusqu’au bout, lisant en soupirant chaque ligne de cet essai où Caitlin Moran semble essayer de se justifier : mais de quoi ? Un livre inintéressant où Caitlin Moran prétend parler des femmes alors qu’elle ne parle que d’elle-même.

What is feminism? Simply the belief that women should be as free as men, however nuts, deluded, badly dressed, fat, receding, lazy and smug might be.

2listeTHE ARGONAUTS, MAGGIE NELSON

the argonauts maggie nelsonMaggie Nelson’s The Argonauts is a genre-bending memoir, a work of “autotheory” offering fresh, fierce, and timely thinking about desire, identity, and the limitations and possibilities of love and language. At its center is a romance: the story of the author’s relationship with the artist Harry Dodge. This story, which includes Nelson’s account of falling in love with Dodge, who is fluidly gendered, as well as her journey to and through a pregnancy, offers a firsthand account of the complexities and joys of (queer) family-making. Writing in the spirit of public intellectuals such as Susan Sontag and Roland Barthes, Nelson binds her personal experience to a rigorous exploration of what iconic theorists have said about sexuality, gender, and the vexed institutions of marriage and child-rearing. Nelson’s insistence on radical individual freedom and the value of caretaking becomes the rallying cry of this thoughtful, unabashed, uncompromising book.

Je pensais être au bout de mes peines après avoir lu How to be a woman, mais The Argonauts s’est malheureusement avéré pire (je ne pensais même pas que c’était possible). Je referme quand même ce livre sans savoir où Maggie Nelson voulait en venir et ce qu’elle voulait nous montrer en nous racontant (elle aussi !) sa vie. Voulait-elle parler d’amour ? J’ai cru en avoir l’impression pendant une ou deux pages, avant que son récit ne soit complètement cannibalisé par des réflexions déstructurées et égocentrées sur le sexe et le genre. Ici encore, j’ai tenu jusqu’au bout de ce récit narcissique -je ne comprends pas en quoi une ligne de ce texte puisse avoir une portée universelle- et suis bien déçue que le thème du genre soit abordé de cette manière. J’espère que d’autres ont fait mieux.

A friend says he thinks of gender as a color. Gender does share with color a certain ontological indeterminacy: it isn’t quite right to say that an object is a color, nor that the object has a color. Context also changes it all: all cats are gray, etc. Nor is volor voluntary, precisely. But none of these formulation means that the object in question is colorless.

3liste

PERSEPOLIS, MARJANE SATRAPI

persepolis marjane satrapi

À L’Association, on n’aime pas beaucoup le terme d’intégrale, alors on ne va pas en plus l’écrire sur le livre (certains n’hésitent pas). On préfère parler de monovolume (on ne l’écrira pas dessus non plus). Bref, ce livre rassemble les quatre volumes du Persepolis de Marjane Satrapi. On ne fera pas non plus le visuel de la couverture avec l’affiche du film, comme cela se pratique dans ces cas-là. Car il y a bel et bien un long-métrage d’animation de Persepolis qui sortira sur les écrans au moment du festival de Cannes, que Marjane a réalisé elle-même avec Winshluss, et qui sera aussi un événement. Que l’édition de Persepolis en un volume soit prête à cette occasion était la moindre des choses.

 

Après ces deux livres très décevants, j’étais ravie de voir que Persepolis était le livre choisi pour le mois de juin ! À l’inverse de Caitlin Moran et Maggie Nelson qui ne voient pas plus loin que le bout de leur nez et qui voient le centre du monde en leur nombril, Marjane Satrapi est une conteuse au talent fou qui a su donner à sa biographie une portée vraiment universelle. Persepolis est une bande-dessinée absolument géniale, que je trouve en plus très pertinente dans ce club de lecture féministe. Je l’avais déjà lue : coup de chance dans la mesure où ça m’a permis de rattraper le retard de lecture que j’avais accumulé dans le club, mais malchance aussi puisque je n’ai rien eu de nouveau à découvrir… Je suis en tout cas ravie que d’autres lecteurs aient eu l’occasion de découvrir cette BD, et hyper satisfaite de ce choix ! Si vous voulez connaître mon avis complet sur Persepolis, je vous invite à aller lire ma chronique ici.

Je suis désolée pour cet article plutôt très négatif, mais force est de constater que je n’ai pas du tout aimé les livres de ce second trimestre. Je crois que les essais féministes ne sont vraiment pas pour moi -je les trouve très égocentrés et étroits d’esprit, et j’espère que le troisième trimestre nous proposera plus de fictions ! J’adorerais lire une bande-dessinée. Si vous avez lu ces livres, j’espère que vous les avez beaucoup plus aimés que moi. N’hésitez pas à me laisser votre ressenti sur ces livres en commentaire, je suis curieuse d’avoir votre envie, et n’hésitez surtout pas à me dire ce que j’ai pu louper dans les deux premiers !

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7 commentaires sur “Our shared shelf : le deuxième trimestre

    1. Ah c’est dommage, j’avoue que je suis assez déçue de ces deux derniers bouquins ! Heureusement j’ai un peu de temps pour lire le suivant (deux mois), ça va me permettre de me remettre de cette déception…

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